WILLIAM DUMAS

Député de la 5ème circonscription du Gard

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Jeudi 14 Janvier 2010Assemblée Nationale

Intervention sur la réforme des circonscriptions

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Voici l'extrait du compte rendu officiel :

Mme la présidente. La parole est à M. William Dumas.

M. William Dumas. J'ai le sentiment qu'avec ce projet de loi le Gouvernement a préparé sa petite cuisine entre amis sans tenir compte du goût des Français. Si on n'aime pas la recette, on quitte la table, ou on l'avale de force!

Vous nous avez concocté un menu pour le moins indigeste: gagner coûte que coûte, cela au détriment d'un véritable plan au service des citoyens. Vous ne réformez pas, vous accommodez à votre sauce! Vous ne découpez pas, vous hachez, vous réservant la part belle du gâteau.

Dans le Gard, le département dont je suis élu, vous taillez à l'UMP une 6 e circonscription sur mesure. Géographiquement parlant, elle n'a aucune cohérence: c'est de la pure dentelle. Qu'importe! Cette enclave dans la 1 re circonscription sera un bastion supplémentaire pour l'UMP. Où est la cohérence géographique et démographique quand une circonscription représente un tiers du département et que deux autres s'imbriquent entre elles?

Monsieur le secrétaire d'État, en politique, il faut avoir du panache, accepter de se battre à armes égales et ne pas truquer le jeu avant la donne. Vous avez fait en sorte que tout soit joué d'avance. Vous vous garantissez un socle de 250 députés tandis que vous nous imposez d'obtenir 51,4 % des suffrages pour avoir une majorité de sièges.

M. Bruno Le Roux. Très juste!

M. Alain Marleix, secrétaire d'État. C'est faux.

M. William Dumas. Dans le Gard, me direz-vous, je devrais être ravi avec ma réserve d'Indiens imprenable, la seule circonscription socialiste du département. Votre objectif est de rassembler tous les cantons de gauche dans une seule et même circonscription pour vous assurer la victoire dans toutes les autres. Vous vous êtes dit: « On lui agrandit sa circonscription, de toute façon ingagnable, comme cela, il se taira ». Mais j'ai passé l'âge de me taire. La politique politicienne, très peu pour moi!

Il y a 353 communes dans le Gard. Ma circonscription en compte 140, soit un gros tiers du département. A contrario, comme l'a brillamment rappelé Bruno Le Roux, la 4 e circonscription qui était déjà la plus petite, pour cause de désertification rurale, avec 112000 habitants, est encore réduite à 110000, alors qu'elle pourrait, en toute logique, conserver au moins le canton de Bessèges et même celui de Génolhac, ce qui la porterait alors à 119500 habitants, pour une moyenne départementale de 113900. Mais non! Dans votre découpage, pour son plus grand confort, le député UMP perd les deux cantons communistes du bassin minier, ne conservant que les électeurs acquis sa cause.

Pourtant, ce projet de loi, c'est écrit en toutes lettres, est censé résorber de manière significative les écarts démographiques existants. Dans le Gard, votre cuisine interne n'a fait que creuser les disparités. À aucun moment, vous n'avez tenu compte de nos propositions. Pourtant je vous ai fait parvenir sept hypothèses de travail pour conserver cohésion et cohérence sur le terrain. Vous n'avez pas daigné vous inspirer de ces propositions qui me semblent plus justes et plus équitables. Résultat: l'écart de population entre la circonscription la plus peuplée et la plus rurale est de 24 %. Quel bel exemple de cohésion démographique!

Monsieur le secrétaire d'État, je vous le demande: où est la liberté lorsqu'il n'y a plus de transparence? Où est l'égalité lorsqu'il n'y a plus de concertation? Où est la fraternité lorsqu'il n'y a plus d'intérêt général?

Vous avez la mainmise sur les pouvoirs médiatiques et financiers, vous vous apprêtez à dépecer le système judiciaire en supprimant la fonction du juge d'instruction, trop indépendant, et voilà qu'avec ce projet de loi vous faussez le système électoral puisqu'il vous suffira d'obtenir 48,6 % des suffrages pour détenir la majorité.

Cessez donc de faire croire aux Français que vous redécoupez leur territoire pour leur bien, et dans une prétendue transparence; acceptez de vous battre à la loyale en admettant les règles d'égalité, de justice et d'honnêteté. L'enjeu est de taille: il s'agit de respecter les Français et de les réconcilier avec l'un des plus beaux métiers du monde: la politique au service de tous. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)


Intervention sur la réforme des circonscriptions.

Jeudi 07 Janvier 2010Canton de Saint Hippolyte du Fort

Rencontre avec les élèves de l'école primaire de Pompignan

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Le jeudi 7 janvier, William DUMAS a rencontré les élèves de l'école primaire. Il leur a parlé de l'histoire de l'Assemblée Nationale,.
Ils ont pu découvrir le fonctionnement de l’Assemblée Nationale et son rôle dans la création des lois.
Le Député a aussi présenté son parcours personnel d’élu et son rôle de député.
A la suite de quoi, le député a répondu aux questions des enfants.

Photo n°1/2
William Dumas devant les élèves de l'école primaire de Pompignan.
William Dumas devant les élèves de l'école primaire de Pompignan.
Vendredi 11 Décembre 2009Canton de Anduze

Inauguration de l'école de Massillargues

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Le groupe scolaire de Massillargues-Atuech s'appelle désormais "École Jacqui Privat", du nom d'un généreux donateur de la commune. La cérémonie s'est déroulée en présence des Sénateurs Françoise Laurent-Perrigot, et Simon Sutour, de la Conseillère Générale Geneviève Blanc, du maire de Massillargues-Attuech Aurélie Génolher et de nombreux élus des communes de Massillargues-Attuech et Tornac.
Ci-dessous le discours de William Dumas
"Monsieur le conseiller général,
Monsieur l'Inspecteur d'Académie,
Madame la conseillère régionale
Madame le Maire,
Mesdames, Messieurs les Élus,
Mesdames et Messieurs les enseignants,
Mesdames, Messieurs,
Je suis très heureux et fier d'être parmi vous aujourd'hui pour cet évènement.
C'est toujours un plaisir d'inaugurer une nouvelle classe et une école qui portera le nom du généreux donateur de cette parcelle. Merci à vous Monsieur Jacky Privat.
Grâce à vous, nous inaugurons une nouvelle classe et la municipalité a des projets puisqu'une troisième verra le jour en 2011 et que la mairie pourra être réaménagée. Elle a d'ailleurs déposé un dossier FEDER pour un projet de géothermie qui devrait bientôt être examiné.
Pour la construction de cette chasse supplémentaire, des entreprises ont été sollicitées donc de nombreux emplois ont été préservés. Car, je vous le rappelle, les collectivités locales représentent à elles seule 75% des investissements publics.
La réalisation a été financée à 33% par l'Etat grâce à la DGE et à hauteur de 28% au titre du FDE.
J'en viens donc à m'interroger sur l'avenir. Demain qu'en sera-t-il ?
La réforme des collectivités territoriales et la réforme de la taxe professionnelle, qui vont être discutées à l'Assemblée, risquent de remettre en cause l'ensemble de ces pratiques. Nous savons qu'une réforme est nécessaire, encore faut-il qu'elle soit équitable.
Le gouvernement voudrait obliger chaque collectivité à se concentrer sur ses compétences propres et se financer avec ses fonds propres et la DGE pour toute subvention. Je vous laisse imaginer le casse tête pour un maire ou un président de communauté de commune.
Quant à la réforme de la taxe professionnelle, elle enterrerait de fait la politique de redistribution et d'équité que mène le Conseil Général du Gard avec la péréquation de cette taxe.
Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, les sénateurs ont voté la suppression de la TP en amendant le texte et nous en savons aujourd'hui un peu plus.  La taxe professionnelle serait remplacée par une contribution économique territoriale constituée d'une cotisation foncière et d'une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.
Il y a donc eu une avancée ces derniers jours et soyez certains que je me battrai dans l'hémicycle pour amender encore ce texte qui va à l'encontre de 20 ans de décentralisation et qui bafoue l'indépendance des collectivités.
Parmi vous, les enfants, certains ont eu classe dans la salle du conseil municipal. Là même où sont votés les budgets et où vos élus tracent les grandes lignes de votre avenir au sein de votre commune. Je terminerai donc en citant la romancière canadienne Alice Parizeau qui a écrit : « La plus grande richesse naturelle d'une collectivité, ce sont ses enfants ». A nous, élus et citoyens, de nous battre pour préserver nos collectivités et nos enfants."

Photo n°1/5
Discours de Madame le Maire de Massillargues-Attuech Aurélie Génolher sous la nouvelle plaque de l'école.
Discours de Madame le Maire de Massillargues-Attuech Aurélie Génolher sous la nouvelle plaque de l'école.
Vendredi 04 Décembre 2009Canton de Saint Mamert du Gard

Cérémonie de la Sainte Geneviève de la communauté de Brigade de Gajan Saint Mamert à Saint Mamert.

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Vendredi dernier, la cérémonie de la Sainte Geneviève, patronne des gendarmes, a été fêtée pour la 1ere fois à Saint Mamert, commune dont la municipalité a entrepris la reconstruction des locaux de la gendarmerie.
Le colonel Christophe Marietti, commandant du groupement départemental du Gard a rappelé les résultats de ses hommes et les conditions particulières de ce territoire. Il a confirmé son attachement à une gendarmerie rénovée à Saint-Mamert.
Le maire, Jean-Rémy Solana a, souhaité que le projet de construction de la nouvelle gendarmerie puisse se réaliser rapidement afin d'offrir un service de sécurité et proximité de qualité. Son équipe se tient prête.
William Dumas, député et conseiller général, a souligné que si la démocratie existe c'est parce que des gens font respecter la loi républicaine. Il s'est déclaré satisfait du maintien de la gendarmerie à Saint-Mamert, pour lequel il s'est battu.

Photo n°1/5
Discours du Colonel Marietti, commandant de groupement des gendarmes du Gard. A gauche, Hugues Bousiges, Préfet du Gard, Jean Rémy Solana, Maire de Saint Mamert du Gard et William Dumas.
Discours du Colonel Marietti, commandant de groupement des gendarmes du Gard. A gauche, Hugues Bousiges, Préfet du Gard, Jean Rémy Solana, Maire de Saint Mamert du Gard et William Dumas.
Vendredi 04 Décembre 2009Canton de Anduze

Rencontre avec les élus du canton d'Anduze

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Le député William DUMAS, s’est rendu le vendredi 5 décembre, en compagnie de la conseillère générale Geneviève Blanc, dans le canton d’Anduze où il a rencontré les maires, les conseillers municipaux et les habitants.
Cette visite est l’occasion, chaque année, pour William DUMAS, de présenter l’actualité législative et de faire le point avec les élus locaux sur les projets en cours dans les communes. Lire la suite et voir les photos...
Cette fois, il n’a été question que de la réforme des collectivités territoriales. Élus et habitants ont fait part de leurs inquiétudes quant à la suppression de la taxe professionnelle.
Dans toutes les communes, le député a mis en garde les maires sur la future disparition des subventions départementales si les conseils généraux venaient à perdre la compétence générale.

Photo n°1/7
Mairie de Boisset et Gaujac, Geneviève Blanc Conseillère générale du canton. De dos Jack BROUSSE, maire de Boisset.
Mairie de Boisset et Gaujac, Geneviève Blanc Conseillère générale du canton. De dos Jack BROUSSE, maire de Boisset.
Mercredi 25 Novembre 2009Assemblée Nationale

Question au Gouvernement sur la crise agricole

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Ce mercredi, lors des questions au gouvernement en séance publique à l'Assemblée Nationale, William DUMAS est intervenu à propos de la crise agricole.
Voici le texte de l'intervention de William DUMAS et la réponse du ministre :

"Crise viticole

M. le président. La parole est à M. William Dumas, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. William Dumas. Ma question s'adresse à M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et la pêche. J'y associe mes collègues parlementaires de Languedoc-Roussillon : Jacques Bascou, Jean-Paul Dupré, Kléber Mesquida, André Vézinhet et Jean-Claude Perez.

Voltaire disait : « On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres. » C'est ce qui se passe aujourd'hui. J'en veux pour preuve le plan d'urgence et les deux derniers discours du chef de l'État adressés aux agriculteurs : celui du 27 octobre à Poligny, où il n'a fait que répéter son discours du mois de février,... (Protestations sur les bancs du groupe UMP.)

M. Yves Nicolin. Ce n'est pas vrai ! Mensonge !

M. William Dumas. Et celui du 12 novembre à La-Chapelle-en-Vercors, où il a préféré ignorer la détresse de toute une profession pour flatter un certain électorat. (Même mouvement.)

M. Yves Nicolin. Baratin !

M. William Dumas. Pourtant, la crise est sévère et la situation se dégrade de jour en jour dans tous les secteurs de l'agriculture. Vous savez certainement que les exportations de vin ont baissé de plus de 26 % au premier semestre 2009 et que les prix des fruits et légumes ont perdu entre 15 % et 25 % cet été.

On se souvient encore des actions des producteurs de lait pour obtenir un prix de vente décent – sans même parler du prix du porc ou des quotas de pêche. Toutes les filières sont en très grande difficulté.

Je ne crois pas que les mesures d'urgence annoncées, qui se limitent à l'exonération de charges pour 2010 et à la possibilité pour les exploitants de s'endetter encore un peu plus, régleront les problèmes de fond.

Ces mesures, monsieur le ministre, sont bien peu de chose face à l'ampleur de la crise ; en moyenne 800 euros par exploitation. Aujourd'hui, les viticulteurs manifestent à Montpellier parce qu'ils veulent vivre dignement de leur travail.

C'est pourquoi nous vous demandons instamment, dans le cadre de la loi de modernisation de l'agriculture, d'instaurer un revenu décent pour tous les agriculteurs et leur permettre de négocier équitablement avec les distributeurs. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

M. le président. La parole est à M. Bruno Le Maire, ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche.

M. Bruno Le Maire, ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche. Monsieur le député, cela fait des années que la filière viticole, dans beaucoup de régions, notamment dans le Languedoc, souffre de pertes de revenu et de diminution de son activité. La réponse que le Président de la République et le Premier ministre ont apportée avec le plan d'urgence est une réponse adaptée et forte. Elle aidera la trésorerie de tous les producteurs viticoles de notre pays, vous le savez aussi bien que moi.

M. Jean Michel. Ce n'est pas vrai !

M. Bruno Le Maire, ministre de l'alimentation. Ce plan a été décidé en concertation avec toutes les filières, notamment la filière viticole. Les exonérations de cotisations sociales et l'allégement de la taxe sur le foncier non bâti sont des mesures spécifiquement prévues pour aider la filière viticole.

Par ailleurs, et vous le savez aussi bien que moi, la réponse à la crise passe par la capacité de la filière à conquérir de nouvelles parts de marché à l'exportation, à prendre toute sa place sur ces marchés pour être plus forte et vendre mieux ses produits. Pour cela, il faut avancer dans trois directions.

Premièrement, travailler à une meilleure organisation des filières ; vingt-six interprofessions viticoles, ce n'est pas acceptable. Nous l'avons demandé aux producteurs et nous en tirerons les conséquences dans la loi de modernisation.

Deuxièmement, favoriser une meilleure commercialisation des produits ; 170 millions d'euros ont été apportés par l'Union européenne pour avancer dans ce sens en 2009. Nous aurons 227 millions d'euros en 2010 pour mieux commercialiser et valoriser les produits viticoles français sur les marchés d'exportation.

Troisièmement, améliorer les relations entre les producteurs viticoles et l'aval de la filière avec l'ensemble des acteurs qui commercialisent les vins. Cela passe par un renforcement de l'observatoire des prix et des marges et par des contrats écrits systématiques entre les producteurs et l'aval – nous ferons l'un et l'autre dans le cadre de la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche. Nous sommes bien décidés, monsieur le député, à conserver à la viticulture française la seule place qui lui revienne en Europe, c'est-à-dire la première."


Question au gouvernement de William DUMAS, sur la crise agricole.

Lundi 16 Novembre 2009Canton de Saint Mamert du Gard

Pose de la 1ère pierre de l'école écologique de Clarensac

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Voici le discours prononcé par William Dumas lors de la pose de la 1ère pierre de l'école de Clarensac :

Monsieur le Préfet,
Monsieur l'Inspecteur d'Académie,
Monsieur le conseiller régional
Ce lundi avait lieu la pose de la première pierre de la future école de Clarensac, projet innovant et durable puisqu'il s'agit d'un bâtiment de haute qualité environnementale. Voici le discours prononcé par le Député William DUMAS à l'occasion de l'ouverture du chantier :

"Monsieur le Maire,
Messieurs les Maires,
Mesdames, Messieurs les Élus,
Mesdames et Messieurs les enseignants,
Mesdames, Messieurs,

Je suis très heureux et fier d'être parmi vous aujourd'hui pour cet évènement.

Ce futur groupe scolaire entièrement écologique s'inscrit dans la durée et l'exemplarité.
A la pointe de la technologie  écologique, il témoignera de notre volonté, en ce début du 21ème siècle de préserver l'environnement.

Vous n'avez pas attendu que le Grenelle 2  entre en application pour vous lancer dans cette aventure écologique.
C'est une magnifique leçon d'histoire contemporaine que vous offrirez à vos futurs 400 écoliers.

A la rentrée 2011, bien avant beaucoup d'autres enfants, ils découvriront non  pas dans les livres, mais dans la  réalité, comment l'homme peut utiliser l'eau, le vent  et les rayons du soleil.
Nul  doute que les enseignants utiliseront cette matière concrète pour élaborer un projet pédagogique.  
Sur un plan plus technique, ce projet, pilote dans la région, coûtera au total 5 millions 475.000 euros.
Je voudrais donc remercier l'ensemble des collectivités qui vont y participer:
FDE : 100.000 euros
Région : 50.000 euros
CG : 50.000 euros
30.000 euros au titre de la synergie
Et bien sûr les services de l'État, qui vont financer une partie des travaux au travers de la DGE à hauteur de 140.000 euros.

Pour la construction de ce groupe élémentaire scolaire innovant, de nombreuses entreprises seront sollicitées donc de nombreux emplois préservés. Car, je vous le rappelle, les collectivités locales représentent à elles seule 75% des investissements publics.

J'en viens donc à m'interroger sur l'avenir. Demain qu'en sera-t-il ?

La réforme des collectivités territoriales et la réforme de la taxe professionnelle, qui vont être discutées à l'Assemblée, risquent de remettre en cause l'ensemble de ces pratiques. Nous savons qu'une réforme est nécessaire, encore faut-il qu'elle soit équitable.

Les financements croisés seront impossibles.

Chaque collectivité sera obligée de se concentrer sur ses compétences propres et de se financer avec ses fonds propres et la DGE pour toute subvention.
Je vous laisse imaginer le casse tête pour un maire ou un président de communauté de commune qui voudrait lancer un projet aussi ambitieux que celui-ci.

Quant à la réforme de la taxe professionnelle, elle va priver les collectivités de leur liberté de fixer le montant de l'impôt. Et, elle enterrera de fait la politique de redistribution et d'équité que mène le Conseil Général du Gard avec la péréquation de la Taxe professionnelle.

Mais soyez certains que je me battrai dans l'hémicycle contre ce texte qui va à l'encontre de 20 ans de décentralisation et qui bafoue l'indépendance des collectivités.

Lorsque j'inaugure une  nouvelle école, je cite parfois ce proverbe africain : « Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village.»
Aujourd'hui, j'ai envie de dire : « pour qu'un enfant grandisse, il faut toutes les collectivités ».  

Photo n°1/3
William Dumas et Georges Bazin, Maire de Clarensac.
William Dumas et Georges Bazin, Maire de Clarensac.
Vendredi 30 Octobre 2009Canton de Anduze

Remise du label Entreprise du Patrimoine Vivant à la poterie Les enfants de Boisset

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Le label Entreprises du Patrimoine Vivant est une marque du Ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, mise en place pour distinguer des entreprises aux savoir-faire artisanaux et industriels d'excellence. Ces maisons se distinguent par une histoire et un patrimoine parfois séculaires, des capacités d'innovation et des savoir-faire rares et pointus.

Perpétuant le travail de Boisset, l'un des deux grands fabricants de vases installé à Anduze vers 1610, l'entreprise « La Poterie d'Anduze – Les Enfants de Boisset » peut se prévaloir d'une production continue depuis environ trois siècles. Les vases d'Anduze, utilisés notamment dans la plantation d'orangers du Château de Versailles, sont des grands vases ornementaux horticoles en terre vernissée, inspirés des vases à orangers et à citronniers de Toscane et reconnaissables à leurs signes distinctifs : un pied court, une collerette supérieure en relief, des guirlandes, des écussons portant le nom Boisset et un décor jaspé.

L'entreprise s'attache à respecter  les procédés traditionnels de fabrication. Elle dispose d'une carrière qui lui permet d'extraire l'argile d'Anduze rouge, dense, impure mais très résistante, et utilise uniquement les couleurs d'origine (miel, vert et brun).

Réalisés séparément, le corps et le pied du vase sont d'abord assemblés. La pose des guirlandes et des écussons, préalablement estampés, s'effectue ensuite. Le vase est alors engobé : application d'une argile blanche qui neutralise la couleur rouge de la terre d'Anduze. Une fois parfaitement sec, le vase est d'abord jaspé : projection à la main d'oxyde de cuivre sur l'écusson qui deviendra vert à la cuisson et de l'oxyde de manganèse sur les guirlandes qui virera au brun. Le Vase est enfin recouvert d'une couche de sulfure de plomb appelé couramment vernis. C'est lui qui en fondant sous l'action de la chaleur donnera cette déclinaison de teintes et nuances.

Ci dessous le discours de William DUMAS à cette occasion.

"Monsieur le sénateur,
Madame la conseillère générale,
Monsieur le Maire,
Mesdames, Messieurs,

Je suis très heureux d'être avec vous ce soir pour la remise de ce label « entreprise du Patrimoine vivant ».

Je sais que vous en êtes très fiers car il symbolise à la fois votre savoir-faire et vos valeurs transmises depuis tant de générations.

Depuis 1610, votre famille, que dis-je, votre dynastie, travaille dans la véritable tradition.

Aujourd'hui, ce label vous offre une vraie  reconnaissance publique  à laquelle vous pouviez prétendre depuis 4 siècles.

Vous êtes en effet les seuls potiers à posséder votre propre carrière.

Le résultat est sans appel. Des vases d'Anduze en terre cuite vernissée fabriqués avec de l'oxyde pur. Un vase rustique et trapu qui reflète l'esprit et la rigueur de notre région.

Dans le cuivre vous puisez la couleur verte, dans le manganèse vous extrayez le marron et vous obtenez le vernis avec le plomb.

Pas de fioritures, pas de couleurs vives pour suivre la mode et les goûts des clients. Vous avez su préserver notre patrimoine en privilégiant la qualité et l'authenticité des techniques ancestrales.  

L'entreprise « Les Enfants de Boisset » s'est toujours transmises par des femmes. Les noms ont changé mais pas la volonté de conserver votre identité d'entreprise familiale.

Votre plus jeune salarié a 26 ans mais il travaille ici depuis déjà 10 ans.
Quand aux autres, ils ont 20 ans d'ancienneté. C'est bien la preuve qu'il y a ici un esprit de respect des valeurs techniques mais  aussi humaines.
 
J'ai appris que votre fille suit des études d'ingénieur en céramique. Je ne m'inquiète donc pas pour la relève et
la conservation du patrimoine.

Je terminerai donc par cette citation :
« La réussite, c'est un peu de savoir, un peu de savoir-faire et beaucoup de faire-savoir ».
Félicitation à vous."

Photo n°1/4
Discours de Bonifacio Iglesias, Maire d'Anduze.
Discours de Bonifacio Iglesias, Maire d'Anduze.
Jeudi 22 Octobre 2009Canton de Saint Mamert du Gard

Inauguration de l'école de Montmirat

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Ce jeudi  avait lieu l'inauguration de la nouvelle école primaire de la communauté de communes du Pays de Sommières. En présence des maires des communes du regroupement pédagogique et de la communauté de communes, de la représentante de l'inspecteur d'académie, ainsi que tous les enseignants de l'école, et de la gendarmerie représentant le préfet.

Ce nouveau bâtiment a été construit à proximité du centre, il est donc complètement intégré au village grâce à l'aménagement d'une nouvelle rue et d'un passage piéton.  

Ci-dessous le discours de William DUMAS :

"Monsieur le Préfet,
Monsieur l'Inspecteur d'Académie,
Monsieur le Président de la Communauté de communes du Pays de Sommières,
Monsieur le Maire,
Messieurs les Maires,
Mesdames, Messieurs les Élus,
Mesdames et Messieurs les enseignants,
Mesdames, Messieurs,
Chers Amis,

Je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui à Montmirat, pour l'inauguration de cette école.

Vous avez choisi de baptiser cette école « Marie Louise GRANIER » du nom de celle qui, lorsqu'elle était maire de Montmirat, a participé à la création de la communauté de communes du Pays de Sommières (la 2ème du Gard) et à la mise en place du regroupement pédagogique. Grâce à ce regroupement pédagogique l'école de Montmirat a pu rouvrir ces portes.

Aujourd'hui, ces nouveaux locaux sont la preuve que Marie Louise GRANIER avait vu juste.
Il était donc naturel de rendre hommage à cette enseignante qui a tant fait pour votre village et pour ce territoire.

Je voudrais aussi saluer l'œuvre de tous les artisans et ouvriers qui ont travaillé à la construction de ce bel établissement et remercier l'architecte Monsieur Eric BOISSIER.

Enfin, je voudrais remercier l'ensemble des collectivités qui ont participé à ce projet :
La municipalité de Montmirat, d'abord, qui a mis à la disposition du Regroupement Pédagogique ces 2700 m² de terrain et qui a aménagé de si belle manière les abords de la nouvelle école ;

La communauté de communes, ensuite, et son président Christian VALETTE qui a porté ce projet depuis le 1er jour en 2002. Sans lui nous ne serions pas réunis aujourd'hui,
Et bien sûr les services de l'État, qui ont financé une partie des travaux au travers de la DGE.

Toutes ces collectivités ont investi dans l'avenir de Montmirat : l'État, le département, la communauté de communes et la municipalité se sont joint pour mener à bien ce projet.

Mais demain qu'en sera-t-il ?

La réforme des collectivités territoriales et la réforme de la taxe professionnelle, qui vont être discutées à l'Assemblée, risquent de remettre en cause l'ensemble de ces pratiques :

Les financements croisés seront impossibles.

Aujourd'hui la commune de Montmirat a reçu 35 000 € de FDE du Conseil Général pour la création de la rue Victor HUGO et du chemin des petits poètes.
La communauté de communes du Pays de Sommières a perçu 45 000 € de FDE pour cette école.
Demain, ce ne sera plus possible.

Chaque collectivité sera obligée de se concentrer sur ses compétences propres et de se financer avec ses fonds propres et la DGE pour toute subvention. Je vous laisse imaginer le casse tête pour un maire ou un président de communauté de commune qui voudrait lancer un projet aussi ambitieux que celui-ci.

Quant à la réforme de la taxe professionnelle, elle va priver les collectivités de leur liberté de fixer le montant de l'impôt. Et, elle enterrera de fait la politique de redistribution et d'équité que mène le Conseil Général du Gard avec la péréquation de la Taxe professionnelle.
Mais soyez certains que je me battrai dans l'hémicycle contre ce texte qui va à l'encontre de 20 ans de décentralisation et qui bafoue l'indépendance des collectivités.
Enfin pour conclure je voudrais rappeler l'importance de l'école : elle doit dispenser une culture commune et atténuer les différences sociales et faire accepter à tous les différences culturelles. Et cette lourde tâche, c'est le rôle de nos enseignants que je tiens à saluer aujourd'hui.
Je conclurais avec ce proverbe africain : « Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village.» "

Photo n°1/5
Discours de Monsieur le maire de Montmirat Jean-Claude Herzog.
Discours de Monsieur le maire de Montmirat Jean-Claude Herzog.
Jeudi 22 Octobre 2009Canton de Sommières

Rencontre avec les élus du canton de Sommières

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Le député William DUMAS, accompagné du conseiller général Christian VALETTE s'est rendu jeudi 22, vendredi 23 et vendredi 30 octobre, dans les 18 mairies du canton de SOMMIERES.
Cette visite est l'occasion, chaque année, pour William DUMAS, de présenter l'actualité législative et de faire le point avec les élus locaux sur les projets en cours dans les communes et dans le canton.
Tous les élus, inquiets, ont interpellé le député sur la future réforme des collectivités territoriales qui devrait être examinée prochainement par le Sénat, avant d'être discutée à l'Assemblée Nationale.
William Dumas a donc exposé les dangers d'une réforme faite à la va-vite, sans consultation, qui aura des conséquences lourdes sur les politiques locales et la fiscalité des ménages.
La réforme de la taxe professionnelle a été abordée dans la majorité des communes, les élus ne pouvant arrêter leur budget, faute d'information.
Sur ce point, le député a mis en garde les élus contre la possible disparition de la péréquation de la taxe professionnelle reversée aux communes, faute de ressource fiscale pour le département.
Puis il a annoncé aux maires que les droits d'enregistrement rendus par le Conseil Général aux communes seraient en baisse à cause de la crise immobilière.
Les problèmes récurrents d'adsl, d'assainissement ont ensuite été évoqués dans certaines communes.

Photo n°1/18
Jeudi 22 octobre 2009. Mairie de Fontanès.
Jeudi 22 octobre 2009. Mairie de Fontanès.

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Mercredi 16 Novembre 2016Assemblée Nationale

Intervention William DUMAS

Mercredi 09 Novembre 2016Assemblée Nationale

Intervention William DUMAS

Mardi 08 Novembre 2016Assemblée Nationale

Intervention William DUMAS

Mercredi 19 Octobre 2016Assemblée Nationale

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Mardi 16 Février 2016Assemblée Nationale

Intervention William DUMAS

Jeudi 04 Février 2016Assemblée Nationale

Intervention William DUMAS

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Lundi 08 Août 2016NîmesVisite de la maison d'arrêt aux côtés de Manuel VALLS et Jean-Jacques URVOAS

Visite de la maison d'arrêt aux côtés de Manuel VALLS et Jean-Jacques URVOAS

Vendredi 29 Juillet 2016AlèsPatrice REYDON, Nelly FRONTANAU et William DUMAS

Visite de l'Entreprise Harmony Bureaux et Tendance à Alès

Vendredi 29 Juillet 2016Permanence Frabrice VerRendez-vouc commun avec Fabrice VERDIER

Rendez-vouc commun avec Fabrice VERDIER

Mercredi 27 Juillet 2016Canton de TrèvesVisite du Canton de Trèves

Visite du Canton de Trèves

Vendredi 22 Juillet 2016Canton de GénolhacVisite du Canton de Génolhac

Visite du Canton de Génolhac

Jeudi 21 Juillet 2016Canton de GénolhacVisite du canton de Génolhac

Visite du canton de Génolhac